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Recrutement, formation et rémunération : le plan du gouvernement pour attirer des enseignants

Écrit par sur mars 28, 2025

C’est un peu le retour de la vengeance de la réforme des enseignants. Annoncée dès le début de son mandat par Emmanuel Macron, lancée par Gabriel Attal, préparée par Nicole Belloubet, reprise par Anne Genetet, la réforme de la formation des enseignants est finalement lancée par François Bayrou et Élisabeth Borne.L’annonce a été faite ce vendredi 28 mars à l’école primaire Claude-Monet de Rueil-Malmaison (Hauts-de-Seine), où le Premier ministre et la ministre de l’Éducation, numéro deux du gouvernement, sont venus assister à un atelier d’écriture proposé à des élèves de CP.

L’occasion pour le binôme d’annoncer une première réforme, évoquée dès sa déclaration de politique générale par le Premier ministre : la reconquête de l’écrit de la primaire à la terminale. Objectif : mettre fin aux disparités dans les pratiques pédagogiques d’une classe à l’autre, et ainsi offrir à tous les élèves « le même rapport à la langue, au monde et aux autres », dans le contexte notamment d’une société gagnée par les écrans, décrypte une source gouvernementaleL’enjeu est aussi d’en finir avec les déterminismes sociaux, toujours très forts en France, selon l’enquête internationale Pisa. Certains dispositifs existants pourraient ainsi être relancés dans ce cadre, comme les rencontres avec des auteurs dans le cadre de projets ou d’ateliers d’écriture ou encore la mise en place d’un quart d’heure écriture en complément et en articulation avec le quart d’heure lecture, a fait savoir une source ministérielle, sans donner plus de détails sur ce qui sera proposé concrètement. Un plan d’action sera présenté dans trois mois, a simplement fait savoir Matignon.

La formation initiale des enseignants, « mère des batailles »

Le second volet des annonces – plus abouti – concerne la formation initiale des enseignants. « La mère des batailles », selon François Bayrou, car il s’agit de mieux former les professeurs du premier et du second degré aux savoirs fondamentaux et à la gestion de classe, pour in fine relever le niveau des élèves, dont les enquêtes internationales ne cessent de montrer la baisse en compréhension de l’écrit, comme en mathématiques et en sciences.

L’autre but de la réforme est évidemment de rendre le métier d’enseignant plus attractif, dans le contexte d’érosion du nombre d’inscrits au concours.​​ « Depuis 2021, on suit progressivement une attrition du nombre d’inscrits au concours. Ce sont moins de 45 % d’inscrits au concours du premier degré, moins 21 % d’inscrits au concours du second degré, ce qui a un impact évidemment sur les recrutements », précise l’entourage du Premier ministre. Près de 3 200 postes d’enseignants, sur les 23 696 ouverts dans le public et le privé, sont ainsi restés vacants en 2024.


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