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Doublé norvégien en descente : Kjetil Jansrud titré devant Aksel Lund Svindal

Écrit par sur février 9, 2019

ARE – Doublé norvégien lors de la descente, samedi. Dans des conditions météo délicates, Kjetil Jansrud a enlevé l’or pour 0″02 devant Aksel Lund Svindal, dont c’était la dernière course. L’Autrichien Vincent Kriechmayr troisième, il faut descendre à la 15e place pour trouver le premier Français, Adrien Théaux, à 1″25.

C’était la journée des légendes de Norvège. À 33 ans, Kjetil Jansrud s’est offert son tout premier titre de champion du monde en remportant la descente des Mondiaux d’Are ce samedi. Pour deux centièmes, il a devancé son illustre compatriote Aksel Lund Svindal. Ce dernier s’offre une magnifique médaille d’argent pour la toute dernière course de sa carrière, à 36 ans. Un doublé royal au terme d’une course perturbée et longtemps menacée par une météo chaotique. L’Autrichien Vincent Kriechmayr complète le podium à 33 centièmes. Pas de top 10 côté français.

Svindal sort par la grande porte

Partir avec un petit dossard n’était clairement pas un avantage. La poudreuse qui s’est accumulée sur la piste a freiné les premiers coureurs. Adrien Théaux en a fait les frais en partant en ouvreur (15e et meilleur Français au final). Jusqu’au passage de Jansrud, chaque skieur qui s’est élancé a fait mieux que son prédécesseur. Mais lorsque le Norvégien (dossard 6) a franchi la ligne, on a vite compris que la série allait s’arrêter là. Son temps de 1’19”98 lui octroyait alors une avance de 65 centièmes sur Matthias Mayer (finalement 5e). Un chrono digne d’une médaille d’or. Ce temps a finalement tenu le haut de l’affiche jusqu’au bout même si Svindal l’a longtemps menacé. Constamment au contact (+0”01 au 1er inter, +0”02 au 2e inter, +0”10 au 3e inter), le Scandinave (dossard 9) a finalement été battu pour deux minuscules centièmes.
Pour Svindal, la frustration d’être passée si près d’un troisième titre mondial en descente demeurera peut-être. Mais c’est surtout pour lui une fin magnifique. Le Norvégien avait annoncé que cette course était la dernière de sa carrière. En prenant la médaille d’argent (le 9e podium de sa carrière aux Mondiaux), derrière un compatriote et un ami en la personne de Jansrud, Svindal peut être comblé. Il quitte la scène de très belle manière. Comme un grand.

Les Bleus sont passés à côté

Personne n’a pu s’approcher de la marque des Norvégiens. Dossard 17, Kriechmayr, récent vainqueur à Wengen, a gagné le match pour la médaille de bronze (+0”33) en devançant Beat Feuz, le tenant du titre, pour onze centièmes. L’attente pour valider ce podium a été longue. La faute à Hannes Reichelt, qui a joué avec le règlement pour partir avec le dossard 46 plutôt que le 1. L’Autrichien a fait parcourir un énorme frisson dans la tribune d’arrivée lorsqu’il est passé au premier intermédiaire. Avec trois centièmes de retard, il était alors dans le match pour l’or. Mais quelques secondes plus tard, une faute de trajectoire l’a envoyé dans la poudreuse. Reichelt s’est finalement classé à une anecdotique 29e place. Pour le plus grand soulagement de Jansrud, qui n’avait connu que l’argent sur les Mondiaux depuis le début de sa carrière (2e du combiné en 2015, 2e du super-G en 2017). Au regard de sa saison, son sacre est une petite surprise. Il n’avait jusque-là pas obtenu le moindre top 10 en descente. On peut dire qu’il a le sens du timing. Sacrée en super-G mercredi, l’Italien Dominik Paris s’est lui contenté du 6e rang.
Trois jours après la médaille d’argent de Johan Clarey en super-G, les Français ont déchanté. Théaux a pâti de son dossard 2 (il était premier partant) et ne récolte qu’une 15e place (+1”20). Il est le meilleur tricolore du jour alors que les quatre Français engagés lors du super-G avaient terminé dans le top 14. Deuxième du dernier entraînement vendredi, Clarey est tombé de son nuage en prenant la 17e place (+1”37). Également excellent sur cet ultime entraînement (3e), Brice Roger est 19e (+1”40). Maxence Muzaton, qui avait obtenu in extremis la dernière place dans l’équipe de France, se contente du 30e rang. Une déception collective qui contrastait, évidemment, avec la joie immense du clan norvégien.