Des regrets, vraiment ?
Écrit par Jonathan PIRIOU sur juin 29, 2019
COUPE DU MONDE – L’équipe de France a pris la porte face aux Etats-Unis (2-1) en montrant une inefficacité coupable devant. Même s’il y a eu du mieux après la pause, les Bleues n’ont pas su se sublimer. Elles ont livré un match inégal. Et la sanction est logique. Notre antisèche.
Le jeu : Une inefficacité coupable
Les Etats-Unis ont fait parler leur expérience. Mais les Françaises peuvent aussi regretter de ne pas avoir su montrer le même visage d’un bout à l’autre de la rencontre. Car si les Tricolores ont eu la possession, il y a eu deux périodes bien distinctes dans ce match. En première, elles ont ainsi été incapables de frapper au but et de changer de rythme pour mettre à mal la défense américaine après s’être fait cueillir à froid sur un coup franc. Et après la pause, elles se sont libérées et ont été plus percutantes.
Le problème, c’est qu’elles se sont fait punir justement dans un de leur moment fort sur un contre rondement mené par les tenantes du titre. La réduction de l’écart de Wendie Renard n’aura ainsi été qu’un maigre espoir. Au final, les Américaines ont bien géré ce match et étant solides en défense face à une équipe de France, qui a manqué d’efficacité. Et grâce à ce premier but qui a les a mis sur la bonne voie. Même si les championnes du monde ont été bousculées après la pause.
Les joueuses : Diani trop seule, Torrent a pris l’eau
A l’image de Valérie Gauvin – beaucoup trop discrète -, les Bleues ont longtemps été inefficaces devant. Si Kadidiatou Diani a été l’une des rares à faire de vraies différences d’un bout à l’autre du match, Eugénie Le Sommer a ainsi eu beaucoup trop déchet. Gaëtane Thiney s’est quant à elle réveillée après la pause. En défense où Wendie Renard a apporté sa sérénité et a encore trouvé le moyen de frapper sur corner de l’autre côte du terrain, Marion Torrent a en revanche souffert comme rarement devant la classe d’une Megan Rapinoe diabolique
La stat : 5
La malédiction a encore opéré. Les Françaises ont vu leurs rêves de grandeur s’envoler en quarts de finale d’une compétition majeure. Une mauvaise habitude. Elles restent maintenant sur cinq échecs à ce stade dans les grands tournois. Chez elles et malgré le soutien de leur public, elles n’auront pas fait mieux qu’au Mondial 2015, aux Jeux 2016 et aux Euros 2013 et 2017.
Le facteur X : Le VAR…
C’est l’un des moments où le VAR laisse songeur. A la 86e minute alors que la France pousse pour égaliser, Amel Majri voit l’un de ses centres être touché de la main dans la surface par Kelley O’Hara. Le ballon est stoppé par le bras de la défenseure américaine. Mais l’arbitre ne bronche pas ni ses assistantes dans le bus devant la vidéo. Une décision qui interpelle et a de quoi frustrer.